Drupal 7 : première impression

Presque 2 ans après la sortie de la dernière version majeure qui est la 6, Drupal 7 devrait sortir durant le premier semestre 2010. Pour l’instant, on a le droit à une version alpha qui permet de se rendre compte des avancés qu’apporte cette nouvelle version.

Des améliorations

Pré-requis système

Grande nouveauté au niveau des pré-requis techniques, Drupal 7 nécessite à minima PHP 5.2.* et fonctionne avec PHP 5.3, la compatibilité avec PHP 4 est donc définitivement terminé. De même pour mysql, la version 5 est désormés obligatoires.

Ergonomie, utilisabilité et accessibilité

C’est certainement sur l’ergonomie et l’utilisabilité que les plus grand effort ont été fait. L’administration a été entièrement repensé, et le résultat est plutôt réussi. On se retrouve avec une simplicité d’utilisation meilleur que celle de WordPress (oui oui je parle bien de Drupal, le CMS avec l’administration incompréhensible). Les menus ont été réorganisés de manière cohérente, il est désormais possible de configurer des raccourcis dans la barre d’outils. Bref, une vrai réussite.

Dommage, que cette amélioration c’est faites au détriment de l’accessibilité, l’administration s’affiche via le module Overlay qui injecte un iframe dans le DOM du site publique pour afficher l’administration (effet similaire à une lightbox ou milkbox). L’idée c’est d’entrer dans l’administration sans sortir du site lui-même, comme on doit le faire dans les autres CMS. Le gain est faible, dans la mesure ou il faut quand même recharger la page derrière pour voir les modifications apparaitre.

Drupal semble vraiment avoir pris le problème de l’accessibilité pour le front office à son compte, un groupe de travail sur cette question à été mis en place.

Intégration de CCK dans le Core

L’ancien module CCK est maintenant intégré directement dans le Core de Drupal. On a donc la possibilité de rajouter des champs personnalisées à nos types de contenus.

Des tests unitaires

D’un point de vue génie logiciel, l’intégration de SimpleTest est plutôt une bonne chose.

Le moteur proprement dit

Je n’ai pas encore fouiller les nouveautés dans le coeur de Drupal comme la création de modules, de thèmes et les hooks. J’attend qu’il est une version final avant de me faire un avis.

Des déceptions

Drupal 6 va deja déçu par bien des aspect, la version 7 corrige un certains nombres de points mais il y a encore des manques importants.

Les contenus riches

Pour un CMS dont la devise est de péréniser le contenu entre les versions, j’ai toujours du mal à voir comment le passage au HTML 5 va pouvoir se faire sans un format d’abstraction pour l’écriture des contenus. Bon, heureusement, il n’ont pas intégrer un éditeur WYSIWYG par défaut. Chacun à donc le choix d’intégrer le format qui lui semble le plus adapté, il va falloir un peu de temps avant que des modules soient stables.

Un gestionnaire de media

Toujours le grand absent des fonctionnalités de base de Drupal, un gestionnaire de medias fait vraiment défaut. On aura comme d’habitude un module qui va combler ce manque avec les risques que l’on connait.

Mise à jour automatique

La fonctionnalité qui a de quoi séduire le néophyte mais qui fait peur à toute personne connaissant un peu le Web, les mises à jour automatique ou comment foutre en l’air son site en 10 minutes. J’arrive comprendre l’intérêt pour un outils de blog comme WordPress sur des petits sites personnelles. Mais, sur un outil comme Drupal, ça n’a pas de sens.

Drupal 7 à l’air plutôt réussi, il faudra voir la version final pour vraiment le jugé. Il reste fidèle à l’idée de départ : fournir un outil pour la mise en place rapide de site Web. La partie gestion de contenu à été amélioré avec la FieldAPI. Ce produit a mi-chemin entre Joomla!, WordPress et eZ Publish est en train de se trouver une place. A suivre

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6 thoughts on “Drupal 7 : première impression

  1. Je te rejoins sur le gros point noir de drupal à savoir sa gestion des médias, ou il faut automatiquement passer par des modules tierces pour pouvoir proposer une solution utilisable par un utilisateur final !

    je suis cependant curieux de voir le back office des sites comme Rue89, la tribune de Genève, 24heures.ch, ainsi qu’un certain nombre de site de médias !

    Pour ce qui est des tests unitaires, j’aimerai bien voir un projet avec une campagne de tests (unitaires, fonctionnels, mis en place).

  2. Ah Khalil et les tests tout une histoire …

    En même temps pour les medias, les solutions que l’on trouve par défault en place sur les autres produits sont rarement satisfaisante. Délégué à un module tierces n’est pas forcément une si mauvaise solution, tout dépend de la qualité de ces modules.

  3. Bonjour,

    Pardonnez-moi, mais comme je me suis permis de le signaler dans un autre commentaire, il n’y a aucun travail de fond effectué sur Drupal et l’incompréhension totale du concept même de Drupal dont vous faîtes la preuve dans cet article devrait justement vous pousser à ne pas l’écrire…

    Ne voyez pas de l’agressivité pure à ce que je dis, mais peut-être devriez approfondir vos recherches sur cet outil et aussi regarder un peu où sa « place ».
    En matière de références et de sites mis en place, il est largement en tête…

    Ceci dit, je ne critique pas gratuitement votre article non plus, nous pouvons avoir une discussion à ce sujet.

    Bien cordialement.

  4. Sur l’autre article à la limite je comprend mais alors sur celui la qui est plutôt favorable sur Drupal c’est incompréhensible !!!

    Drupal est un bon produit, mais il n’est pas parfait il y a toujours des améliorations à apporter. Le seul manque concerné la gestion des médias, un module spécifique a été créer depuis, donc c’est vraiment de la critique gratuite.

    Sur les mises à jour automatiques, les infos était flou à l’époque mais un clic dans une interface est la garantit de mettre un site en vrac. Je suis a peu certains que toutes les références que tu me donne ne font pas des mises à jour de cette façon …

    Franchement, quels est ton but ?

  5. Comme j’ai répondu à la suite de mes commentaires sur l’autre sujet, je m’excuse si le ton était trop agressif.

    Ce qui m’a fait réagir de la sorte, c’est ta dernière phrase de conclusion :
    « Ce produit a mi-chemin entre Joomla!, WordPress et eZ Publish est en train de se trouver une place. A suivre »

    Qu’eZ-Publish soit cité me va, mais Joomla et WordPress… Ce n’est pas DU TOUT la même catégorie, même si je trouve WordPress excellent pour les blogs et petits sites ;)

    Et « se trouver une place »… Dans l’absolu oui, mais pas au milieu des CMS.
    Drupal se trouve une place parmi les plus gros projets Web en France (outre atlantique c’est déjà fait et rodé depuis un moment).

    Le seul CMS qui en fait de même est eZ-Publish, puissant et plus facile que Drupal, mais moins robuste.

    Voilà, j’avance MES points de vues et n’apporte pas d’arguments dans l’immédiat car je ne tiens pas à faire un post de 500 lignes.
    Mais je suis prêt à débattre de ça et vous faire profiter de mes retours d’expérience dans le domaine.

    PS : pour les mises à jour des modules et du corps, ce système marche très très bien. La première chose à apprendre de Drupal c’est comment faire du code générique pour que les mises à jours puissent s’effectuer.
    Jamais de modifications du corps ou des modules en eux même, toujours surcharger (et tu peux tout surcharger dans Drupal) ou encore passer par tes propres modules qui utilisent les hook() des autres modules, afin d’alléger les procédures.
    Mes sites pro peuvent tous se mettre à jour dans soucis, ainsi que d’autres gros sites éditoriaux. C’est absolument nécessaire pour bénéficier des MAJ de sécurité.

    Un développeur qui te dit que ce son site Drupal ne peux pas être mis à jour sans tout foutre en l’air est un développeur qui a mal conçu son site…

    En tous cas, je n’ai jamais eu de problème (ni mes clients) avec ça en prod.

  6. eZ Publish n’est pas plus facile que Drupal, il est plus sélectif à l’entrée donc moins de noob qui travaille dessus. Je ne m’engagerais pas sur la différence de robustesse entre les outils.

    Je ne critiquais pas les mises à jour, mais les mises à jours automatisées. Laisse tourner un site avec des mises à jour automatisées pendant 1 ou 2 ans et tu comprendre ta douleur.

    Je prendrais l’exemple de site Drupal 6 qui tournais sur PHP 4 (compatibilité au moment de la sortie). Les modules derrières fonctionné avec cette version de PHP. Un jour l’auteur d’un module décide d’ajouter une feature compatible PHP 5 et boom ton site en vrac en 10 minutes.

    Le passage d’une version mineure pose le même genre de problème, certains développeurs de modules ne sont pas très regardant sur la version de php utilisées.

    Beaucoup d’entreprise se basent sur les paquets Debian sur la version de PHP. Trouvez du PHP 5.2 sur des serveurs n’est pas rare. Et voir un module de la communauté utilisé les closures fait planter votre site.

    L’information de version n’est pas toujours renseigné correctement. Elle est optionnel dans les fichiers .info des modules.

    Critiquer c’est bien, mais tu manque cruellement d’expérience. Si tu est des arguments, j’aimerais bien les entendres.

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