Javascript & accessibilité : une histoire complexe

Le javascript, technologie standard d’interaction entre les internautes et les pages Web, a souvent été associé à une barrière pour l’accessibilité des sites. Pourtant, ce n’est plus la technologie qui est en cause mais son utilisation. Son utilisation a évolué au fil des années mais le résultats est plus que mitigé.
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Javascript, flash & synthèse vocale

Pour les non-voyants, je vais mettre une alternative aux javascripts et aux flash que je vais cacher en css.

Voila une phrase que j’ai souvent entendu, et pourtant il n’en ai rien. L’idée part d’un bon sentiment, mettre les données dans la page pour ceux qui n’ont pas les styles CSS, le javascript et le flash activé., et, pour les plus courageux d’entre eux essayer de faire une feuille de style auditive pour se donner bonne conscience.

On pense à tort que les mal-voyants sont dans cette situation, malheuresement, la réalité est tout autre, les mal-voyants utilisent généralement des synthèses vocales, ou des loupes d’écrans. Or, ces technologies d’assistances viennent se greffer aux dessus des navigateurs (voir du sytème d’exploitation). Ils exploitent donc les mêmes ressources qu’un utilisateur lambda. La feuille de style qu’ils utilisent est donc la feuille de style graphique (media="screen"). Les jolies alternatives qui ont été mis en place ne sont pas utilisées par la cible que l’on voulait atteindre. C’est vraiment dommage.

Il y a quand même un intérêt à mettre ce genre d’alternative, celui de faciliter le référencement naturel. En effet, les principaux moteurs de recherches indexent encore très peu, voir pas du tout les contenus générés via javascript, ou les composants de type flash, silverlight, … . Fournir une alternative textuelle permet d’indexer les pages contenant ces contenus.

Premier pas avec la synthèse vocale

Depuis pas mal de temps, je m’intéresse à la problématique de l’accessibilité des sites Web. On trouve aujourd’hui plus en plus de documentation que ce soit les spécifications du W3C sur les différentes technologies du Web, les différents référentielles d’accessibilité (WCAG, RGAA, Accessiweb, …), les blogs qui font le focus sur certains point et apportent un retour d’expérience intéressant. Mais, il me manquais un élément fondamental : l’utilisation du logiciel de synthèse vocale pour me rendre compte des difficultés réels lorsque que ne disposent pas de la vue.

On pense bien sûr au de l’utilité de tel logiciel pour les non-voyant mais pas seulement. A travers ce type d’outils, on peut se rendre compte comment les robots, et plus généralement tous les outils informatique voit notre sites. Dans un monde où l’apparence visuel à pris le dessus au détriment de la structure et de la sémantique, prendre le contre-pied est un exercice nécessaire et très intéressant.

Je me suis tourné vers le logiciel le plus populaire : Jaws. une version d’évaluation permet de l’utiliser pendant 40 minutes sans redémarrage de la machine. Une petite machine virtuel sous Windows, une installation faites en quelques validations de formulaires (le tout avec un fond sonore me lisant tout).

Bon, pour être complètement en situation, j’ai éteint mon écran, lancé mon navigateur., et navigué sur le web. Il faut l’avouer l’outil est vraiment bien fait, ils restitue de manière fidèle la sémantique du code source. Par exemple, l’ouverture et la fermeture des listes à puces, les liens, les ancres, les sauts de lignes, … sont clairement indiqués.

Après 40 minutes de navigations dans un web d’un nouveau genre, ce mode d’utilisation m’a confirmé qu‘il existe un grand nombre d’idées reçus sur les bonnes pratiques en matières d’accessibilités qui ont la dent dure et qui sont totalement inutiles voir contre-productive. Je vais préparer une série de billet sur ces différents points dans les semaines qui viennent.

P.S. : Je n’ai pas résisté à l’envie d’écrire cette article avec ce système de synthèse vocale.